Notes de lecture du livre La géométrie des possibles par Édouard Jousselin
Le roman d’Édouard Jousselin fait partie des livres qu’on a dû à reposer avant de l’avoir fini. Avec 600 pages, c’est dire qu’on fait de longues sessions de lecture et cela se sent dans les bras.
On pourrait le comparer à un roman-fleuve contenu en un seul tome. On y raconte la vie d’une douzaine de personnages en France et aux États-Unis, principalement entre les années 1990 et de nos jours avec des incursions lors de la Seconde Guerre mondiale et le futur quand certains des protagonistes y meurent (d’une belle mort).
Il serait un peu trop laborieux de détailler chaque trajectoire, on peut toutefois dire qu’elles s’entre-croisent beaucoup. Même si l’auteur ne suit pas un ordre chronologique, et il y a beaucoup de personnages, on ne s’y perd pas.
Au début, j’ai eu comme l’impression qu’il y avait pour certains des protagonistes un peu de condescendance, comme quand on prend de haut des gens moins cultivés, moins fortunés. Mais on s’attache à eux et l’auteur a au final une bienveillance sur ses créations. J’ai bien aimé particulièrement l’histoire de Ben et Jessica, on sent qu’il va se passer quelque chose et on espère pour le mieux. Mais aussi le lien entre Clarice et Bruno qui s’éclaircit sous un bel angle à la toute fin.
Les événements mondiaux ont un (gros pour certains) impact sur leur vie mais il n’y a pas de grands sujets sociétaux abordés, les problèmes de ces gens sont éternels. Ils sont pauvres ou riches, top-models ou défigurés, immigrants ou attachés à leur terre d’origine, heureux en amour ou infidèles, mais ils ont tous une histoire à raconter et Édouard Jousselin nous la fait vivre avec brio.

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